De Bruno Balp
Avec Sévane Sybesma et Bruno Balp
Mise en scène : Maximilien Neujahr
 

Un professeur grincheux, une élève fougueuse.
Deux générations qui ne s’écoutent pas.
Les poèmes érotiques et lyriques vont-ils les réconcilier ?
Dialogue baroque, égrillard,
rythmé par des poètes et des conteurs
tels que Desmeuzes, Prévert, Hugo, Apollinaire, Rabelais….
Et les autres

 

Les mardis 8, 15, 22 et 29 janvier 2008 à 20h
THEATRE KIBELE - 12, rue de L’Echiquier
Paris 10ème - Métro Bonne Nouvelle
Réservation au 06 86 84 81 98

       
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Entretien avec MAXIMILIEN NEUJAHR

Qu’est-ce qui vous a intéressé dans ce divertissement au point de vouloir le monter ?

- J’ai tout de suite été séduit par l’idée de réunir des poèmes, classiques et contemporains dans une pièce. L’écriture de cette dernière s’harmonise parfaitement avec le lyrisme d’Hugo, Racine, Goethe, Rimbaud, Verlaine, Prévert, Apollinaire, les allitérations de Desmeuzes, Vian, Michel Martin et la démesure ubuesque de Rabelais. Enfin, le dialogue de Bruno Balp, se dégradant au fur et à mesure en un délire surréaliste, amusera tous les adeptes de comédies absurdes.

Qu’avez-vous envie de mettre en avant grâce à votre mise en scène ?.

- Le rapport entre les deux personnages. Le maître et l’élève, le juge et la condamnée, le tortionnaire et la torturée. Evidemment, le rapport va s’inverser et l’outrance autoritaire du professeur sera malmenée par la fougue et l’ambition de l’élève.

- Le côté baroque. Un vieux comédien oublié, donne des cours à une jeune première. Situation banale en soi. Mais les dialogues vont se muer et prendre une tournure surréaliste. Je trouvais intéressant d’accentuer le côté baroque de l’écriture, par le biais de lumières, de sons et d’accessoires, tous contribuant à faire oublier au spectateur que l’action se déroule dans un local de répétition. Elle se déroule aussi dans l’imaginaire des personnages et des poètes.

- Les poèmes, qui sont les prétextes du divertissement toujours en situation. En chacun des poèmes, on reconnaît le caractère des personnages. Le professeur privilégie les poèmes érotiques. Il témoigne ainsi sa nostalgie du contact de la chair, de la séduction, tout ce qu’il a oublié, après avoir vécu des années aux côtés d’une femme dont il n’est plus amoureux. Quant à l’élève, ses poèmes sont contestataires et lyriques, dus à la fougue de son jeune âge.
 

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Entretien avec BRUNO BALP

J’ai toujours eu un penchant pour la poésie, dès le début de mon parcours professionnel. J’ai participé à des montages poétiques, en tournée, notamment dans les pays de Loire au cours de nombreux « sons et lumières »

A Paris dans les soirées « poésie-musique » où Schubert, Chopin, Liszt illustraient - grâce à la grande pianiste Nicole Eysseric – Rimbaud, Apollinaire, Verlaine ….

A Boston (u.s.a.) dernièrement, avec Nicole, dans l’enceinte de l’université de Harvard où l’accueil d’un public particulièrement à l’écoute, fut inoubliable.

Quoi de plus excitant pour un acteur de partir à la découverte de l’âme d’un poète au cours d’une promenade escarpée et pleine d’imprévu où l’on se retrouve devant d’autres « cris et chuchotements »…. d’autres rires, plaintes, aveux, désirs… dans une

« RIPOPEE D’AMOURS » (*)
Le sel de la vie, non ?

(*) RIPOPEE : Larousse illustré du XXème siècle
volume cinq – page 1097 :

        • mélange de vins et de sauces.
        • Sens figuré : mélange de choses disparates incohérentes :
          « Paris, le tripot où les femmes font des ripopées de jeux et de coquetteries ».
        • s’emploie surtout au sujet des œuvres de l’esprit.
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SEVANE SYBESMA

Sévane rencontre Bruno Balp sur les planches du T.M.R. (suisse) où ils jouent dans le « Barbier de Séville ». Le rapport entre la pupille – Rosine- et le tuteur – Bartholo – a déteint sur la « Ripopée d’amours ». La fausse ingénue de vingt et un ans passe en « beauté » d’Hermione (Andromaque) à la « java des pussy-cats » de Vian. Elle martyrise à son tour son professeur qui devient un toutou à sa dévotion.

« Ce personnage de l’élève m’a particulièrement séduit parce qu’il correspond à mon côté fougueux et revendicateur, surtout quand il s’agit de résister victorieusement à des vieux barbons … »
 

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BRUNO BALP

Fantaisie poétique où je décide de jouer ce personnage de master-class : Vieil acteur malchanceux qui se complait dans un enseignement dogmatique en maniant la férule sur une jeune personne innocente, mais jeune comédienne pleine de promesses. Jusqu’au moment où la jeune fille se métamorphose en « Cruella » et ce tortionnaire de la diction va bientôt succomber au charme et à l’autorité de la donzelle…

Situations baroques, frisant l’absurde, mêlant dans une folle ripopée : Rimbaud, Verlaine, Hugo, Apollinaire, Prévert, Vian, Jean Desmeuzes, Michel Martin, Racine et Goethe, j’allais oublier Rabelais qui ouvre en fanfare cette joyeuse :

RIPOPEE D’AMOURS
 

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SEVANE SYBESMA

Formation : École Jean Périmony- Promotion 2007

Expérience artistique – théâtre

  • 2006 – Le barbier de Séville (Beaumarchais) mise en scène Henri Lazarini, rôle de Rosine théâtre de Longjumeau avec Popeck, en Novembre.
  • Le barbier de Séville (Beaumarchais) mise en scène Henri Lazarini rôle de Rosine, résidence au théâtre de Montreux (suisse) avec Georges Wilson, et Bruno Balp en septembre.
  • Conte d’hiver (Shakespeare), mise en scène Claire Prévost, rôle de la reine, théâtre de l’Épouvantail, Paris.
  • Les aventures de Gabilolo, mise en scène Jérémy Martin, théâtre des Blancs Manteaux ; Paris.
  • 2005 – Ruy Blas (Victor Hugo), mise en scène J.P Xavier, rôle de la reine, espace Franquin Angoulême.
  • 2004 – Antigone (Anouilh) mise en scène J.P Xavier, rôle d’Antigone, espace Franquin – Angoulême

Expérience Artistique : court métrage

  • Un trait de l’esprit, de Margaret Edson, réalisation l’EFET, rôle de Viviane. 

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BRUNO BALP

Après avoir suivi l’enseignement de Charles Dullin, Bruno Balp joue sous la direction de grands metteurs en scène : Roger Blin, Giorgio Strehler, Jean Vilar, Georges Wilson, Raymond Gérôme, Grenier Hussenot, Pierre Vial, Pierre Franck, Jacques Sereys, Gabriel Garran, Jacques Rosny…

En 1961, Georges Wilson le présente à Jean Vilar .Il restera pensionnaire 10 ans au TNP au Palais de Chaillot. Il y jouera au total 24 pièces. Il jouera ensuite dans de nombreux théâtres parisiens.

Au Boulevard, il a aussi bien interprété des auteurs modernes comme GIRAUDOUX (théâtre de LA MADELEINE), Jules ROMAINS, Boris VIAN, S. FITZGERALD (théâtre HEBERTOT) que des contemporains ; Georges MICHEL (TNP), VERCORS (TNP), A. RIVEMALE (théâtre FONTAINE), OBALDIA (l’ATELIER), PAVEL KOHOUT (à la COMEDIE DES CHAMPS ELYSEES), CLAUDEL « PROTEE » (le rôle titre).

Il chante, joue et danse dans des comédies musicales telles que : « Il pleut sur le bitume » de J.H Chase, » L’Opéra de 4 sous » de Brecht dirigé par Georgio Strehler, « Phi Phi » de Villemetz, « l’amour à Tahiti »de Francis Lopez, «Tohu Bohu » de Kursner.

Il met en scène et joue « le Rendez-vous des cons », ( adaptation de la Maison des Confidences) de Duvernois et « Monsieur Karl » de Qualtinger.

A l’étranger : il met en scène « Off Broadway » à New York et à Philadelphie, la pièce autrichienne « Herr Karl » qu’il interprète en anglais. Il joue en Turquie « la Rose des Mers » de l’auteur turc Necati Cumali dirigé par Pierre Vial de la comédie française.

A la télévision on a pu le voir dans les émissions de Claude Barma, Roger Iglesis, Robert Mazoyer, Roger Kahane, Jean-Daniel Veraegh… et au cinéma Jean Renoir, Bertrand Tavernier, Catherine Breillat, Gérard Oury , Jean-Claude Brialy, Jacques Deray, Yves Robert.

En 2005, il joue « Jonas » d’Elie-Georges Berreby, mis en scène de Pierre Vial.

En 2006, il interprète Bartholo dans le Barbier de Séville mis en scène d’Henri Lazarini. En février 2007, il produit et met en scène « l’Auteure » d’Anne Fabien.
 

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MAXIMILIEN NEUJAHR

Formation : École Jean Périmony –Promotion 2007

Expériences professionnelles :
Théâtre :

  • « Donogoo-Tonka », de Jules Romain. Mise en scène de Pascal Laurens, au Trianon : Rôle : Le garçon de café.
  • « Lorenzaccio », de Alfret de Musset. Mise en scène de Pascal Laurens, au Trianon. Rôle : Scoroconcolo.
  • « N’importe quoi le Freud ! », de Philomène. Mise en scène de l’auteur, à la Tâche d’Encre, festival d’Avignon 2003. Rôle : lui.
  • « Les enfants de la rouille », de Simon Charasson. Mise en scène de Nicolas Balladur, au Ciné 13 théâtre. Rôle : Mao
  • « Le Barbier de Séville », de Beaumarchais. Mise en scène de Henri Lazarini, au T.M.R. , en Suisse. Rôle : Le Comte Almaviva et Georges Wilson dans le rôle de Don Bazile.
  • « Le Spleen de Judas », de Maxime Pelletier. Mise en scène de Clément de Dadelsen, au théâtre des Quarts d’heures. Rôle : Jésus.

Cinéma :

  • « Louis et l’art abstrait ». Court métrage écrit et réalisé par Léonard Bourgois Beaulieu.
  • « Du monde sur le périph’ ». Court métrage écrit et réalisé par Grégory Andron.
  • « A Wake ». Court métrage écrit et réalisé par Jonathan Lévy.
  • « Le point de non retour ». Court métrage écrit et réalisé par Atef Abidi.
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